111Chapitre 21

Le chapeau “Candide et Marin approchent des côtes de France et raisonnent” laisse entendre que les deux compagnons continuent d'échanger. Leur conversation dans ce chapitre portera principalement sur la France et ses habitants. Candide, guidé par l'optimisme a toujours l'espoir et la volonté de rejoindre Cunégonde.

Première partie : critique de la France par Martin

Aux abords des côtes françaises, les deux hommes discutent et Candide cherche à savoir si Martin a déjà eu l'occasion de venir en France. Martin répond de manière affirmative et ses commentaires sur les Français sont sans appel. L'utilisation des adjectifs suivants : « rusé », « bête » « folle » souligne son mépris, son manque de considération ou selon lui la principale occupation des français « est l'amour, la seconde de médire, et la troisième de dire des sottises. »

Pour Martin, Paris est un lieu de chaos dangereux, un pays dans lequel les habitants passent leur temps à mépriser, critiquer ou raconter des idioties. L’utilisation des  verbes «  médire » et « dire des sottises »  met l’accent sur le jugement négatif  de Martin envers les français. De plus, il souligne la fréquence des délits en utilisant les termes suivants : « voleur », « prison » « filous », sans oublier la répétition du mot « canaille ».


Deuxième partie : le projet de Candide

Candide veut atteindre l’Italie pour y retrouver Cunégonde ; « je vais l'attendre à Venise ». Ligne 20 Martin accepte de le suivre et on comprend qu'il le fait pour son argent car contrairement à Candide, Martin ne possède absolument rien.

La fin du voyage est l’occasion de questions de Candide à Martin sur la pérennité du mal et sur la possibilité du bien. Candide évoque une longue liste d'adjectifs à connotation négative afin de savoir si selon Martin les hommes ont-ils toujours été « menteurs, fourbes, perfides, ingrats, brigands... » ? Martin n'est pas capable de dissocier l'homme de l'animal et sa réponse montre que ces etres vivants ont le meme caractere.


Son raisonnement s’affine alors : selon Candide, il y a une grande différence entre « les éperviers » et les « hommes «  car il est question en dernier lieu du libre arbitre. Autrement dit Candide parle de la liberté de choisir entre le bien et le mal, et de décider selon sa propre conscience.